Shell traîné en justice par un roi Nigerian

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Informations

Auteur/organisation :

Roi Okpabi de la communauté Ogale (Nigeria)

Date :

novembre, 2016

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Fiche synthétique

Entreprise(s) concernée(s) :

Shell

Risques d'incidences soulevés, par domaine :

Dégradation environnementale

Atteinte à la santé des communautés locales

Lieu des incidences :

Delta du Niger

Relation causale :

Filiale Shell Petroleum Development Company of Nigeria (SPDC)

Devoir de l'entreprise au regard des PDNU :

Les entreprises se doivent de prévenir et corriger les conséquences néfastes de leurs activités sur l’environnement et la société. Cette obligation s’applique à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise. Les entreprises contrevenantes s’exposent à des poursuites judiciaires pouvant entraîner le versement de compensations de plusieurs millions d’euros.

Résumé

Résumé :

« A Londres, trois jours d’audience vont se tenir pour étudier deux plaintes déposées par de simples Nigérians contre le géant anglo-néerlandais Shell.

Le géant affirme que les principales fuites d’oléoducs sont le fruit de vols de pétrole ou de sabotages. Le raffinage illégal est également cause de pollution. Quant à la filiale SPDC, elle indique fournir de l’eau et des soins aux communautés et soutenir un programme gouvernemental de nettoyage. Trop peu et trop lentement, estime le roi Okpabi.

A La Haye, aux Pays-Bas, le géant pétrolier affronte une affaire similaire dès jeudi. Quatre agriculteurs nigérians et l’organisation Friends of the Earth ont en effet gagné leur appel contre un jugement de 2015 qui était largement favorable au groupe Royal Dutch Shell. Les plaignants ont acquis le droit de poursuivre en justice la compagnie aux Pays-Bas.

Après des décennies d’exploitation pétrolière dans le Delta du Niger, la firme anglo-néerlandaise voit les procès se multiplier. L’an dernier à Londres, au terme d’une bataille juridique de trois ans, Shell a accepté de verser, en guise de compensation, plus de 55 millions de livres sterling à 15 600 pêcheurs de la communauté Bodo défendus par le même cabinet Leigh Day. Du jamais vu. »

Par Andrés Allemand – Tribune de Genève